La caverne Lechuguilla au service de la microbiologie…

 

Kirandeep Bhullar et co voulaient étudier le lien entre de la grande utilisation, en médecine et en agriculture, des antibiotiques et le développement de la résistance des bactéries face à ces derniers. Ils avaient besoin, pour ce faire, d’un endroit isolé où les humains n’avaient pas encore influencé le milieu.  La caverne de  Lechuguilla, au Nouveau Mexique, était l’endroit parfait. Lors de sa formation une région fut isolée de toute influence extérieure, même l’eau de surface ne peut atteindre cette région, et ce, depuis 4 millions d’années.  C’était le milieu rêvé pour ce genre de travaux. Leur conclusion, en étudiant plusieurs échantillons de bactéries retrouvées dans la caverne, est que la résistance aux antibiotiques est un phénomène qui se retrouve même dans ce genre de milieu. On pense que les ressources limitées de ce type d’environnement contribuent à la compétition entre les espèces de bactéries. Ces dernières développent des mécanismes offensifs envers les autres espèces. En contrepartie, ceci favorise les mutations pour élaboration de résistances face à ces dits mécanismes.  Le patron de résistance est, par contre, différent de celui retrouvé en surface, par exemple très peu de résistance aux antibiotiques synthétiques comme le Cipro…

Ainsi notre compréhension du phénomène de résistance évoluera en continuant de genre travaux en milieux isolés.  On croit aussi que les molécules offensives utilisées par ces bactéries peuvent nous aider à développer de nouveaux antibiotiques... 

 

Détails (anglais)